Voilà pourquoi ce premier ouvrage se devait de comporter l'historique d'un cheminement logique à partir d'observations qui n'auraient pas forcément débouché sur le même argument technique chez un autre praticien. De ce fait même, il a fallu que je me raconte, et même que je me déboutonne : pensez que le point de départ de ce chemin de recherche était un traumatisme, tout ce qu'il y a de plus personnel, une vacherie de la vie qui n'eût normalement dû regarder que moi. Mais, depuis, l'expérience m'a enseigné que lorsqu'on crée quelque chose d'entièrement nouveau dans le concept, même si les bases techniques ont été transmises par d'autres, notre bébé sort de notre ventre, du plus profond de nos tripes. De notre intimité. Il y a donc avec lui une relation émotionnelle qui justifie parfaitement la tournure autobiographique d'un premier ouvrage de présentation.

Ceci ne veut absolument pas dire que je renie Mes cellules se souviennent…, bien au contraire, je lui garde une place privilégiée dans ma tendresse car ce livre, c’est moi, il me ressemble et j'y suis tout entier. Mais il faut se mettre à la place du public. Il a envie d'en savoir plus sur le plan technique, Il a suivi, il a aimé, ce livre a maintenant l'âge canonique de quatorze ans bien sonnés et continue à se vendre en courbe ascendante, ce qui se voit rarement et ravit mon éditeur. Peut-être, au fond, cet ouvrage était-il trop en avance et ne tombe-t-il à pic que maintenant. Encore est-il que les développements autobiographiques n’intéressent que chez les People, à moins de déboucher sur le processus structurel pur et dur.
J'ai donc reçu un nombre impressionnant de messages : une minorité d'insultes - à la civilisation des loisirs il faut bien perdre son temps, une proportion un peu plus conséquente de gens qui avaient mieux compris que moi ce que j'aurais dû faire, mais surtout une très large majorité de lettres et mails de félicitations souvent assortis de demandes de conseil pour trouver un thérapeute issu de ma formation. Mais surtout la demande pressante d'un deuxième ouvrage encore plus explicatif et précis. J'ai obtempéré. Avec retard, certes, mais la pratique associée à l'enseignement plus l’indispensable gestion qu'ils comportent nécessiteraient déjà des journées de quarante-huit heures.
Enfin, ce deuxième ouvrage …et si mes cellules savaient apprendre ? est là depuis Mars 2007, il cartonne trois fois plus que le premier, preuve qu'il était attendu ou tout au moins correspond quelque part à une attente inconsciente d'information du public. Ici, plus de biographie du héros de légende, l'auteur, ce n'est pas lui qui intéresse le lecteur. Même si je parle souvent à la première personne du singulier, ce n'est pas pour transformer mon je en ego mais tout simplement parce que je parle aux lecteurs comme s'ils étaient des auditeurs. Je suis un habitué des conférences et des cours, ceci influence profondément mon style, car j’aime à travers l’écrit établir le dialogue avec des gens à qui j'explique et à qui je fais partager mon enthousiasme.
Malgré ce style naturel de conteur que je revendique et que beaucoup apprécient d'après les retours que j'en ai, je m'efface totalement derrière le sujet : la technique. Les bases scientifiques et principalement de physique quantique, traditionnelles, symboliques voire ésotériques pourquoi pas ? Je cite largement Ervin Laszlo, qui ne me semble tout de même pas être n'importe qui, et qui dit la même chose que moi : plus la physique théorique avance en se basant sur un calcul mathématique d'une rigueur extrême, plus elle semble, étrangement, nous raconter mathématiquement ce que la grande Tradition, pourtant ésotérique, nous racontait philosophiquement. Par conséquent, tout est expliqué, même si, au départ, ce livre ressemble un peu à un bazar, car il existe à un moment un point de bascule d'une fabuleuse magie narrative lorsque tout se regroupe, se recoupe et se construit tout d'un coup sous nos yeux.
Car c'est sous nos yeux que cela se passe effectivement grâce aux illustrations, bien plus claires et efficaces à mon sens qu’une infinité de discours qui peuvent facilement devenir lourds et fumeux. Et à ce propos, j'ai profité sur le plan technique d’un outil qui n'existait pas encore à l'époque du premier ouvrage : l’infographie en 3D. Je dessine pas mal du tout, vous en aurez un aperçu dans un autre ouvrage à paraître bientôt, mais je n'ai hélas pas la maîtrise d'Albert Uderzo. Alors le dessin assisté par l’informatique a constitué pour moi un atout considérable permettant de reproduire à l'identique les petits bonshommes « cage à poules » autant qu'il le fallait pour illustrer chaque explication.
Et puis, malgré la reconnaissance que j'éprouve pour mon premier livre, il y avait un peu trop de gens qui m'avaient avoué qu’il fallait s'accrocher pour tout comprendre. Or vous devinez aisément que ma vocation majeure est d'expliquer, d’enseigner, de partager une compréhension aussi fine que possible. C'est pourquoi j'ai appliqué une idée qui me trottait depuis un moment par la tête : coller à la fin de chaque chapitre un précis schématique intitulé « En résumé et pour être clair... »
Il est vrai que j’avais éprouvé un certain goût d'inachevé avec Mes cellules se souviennent... J’avais, certes, parlé clairement de la mémoire cellulaire, mais ce qui est nouveau dans le tome 2 ... et si mes cellules savaient apprendre ?, c'est la notion des corrections que l'on peut effectuer sur une mémoire pathogène, ce qui est la base de ce que j'appelle la réinformation. C'est le discours d'espoir que nous devons tenir à tout patient : rien n'est perdu, vous pouvez travailler pour vous réinformer sur qui vous êtes réellement et ce que vous êtes réellement capable d'accomplir dans votre vie, et si nous arrivons tous les deux à pousser les choses suffisamment loin, vous risquez fort de pousser la réinformation au point de modifier le comportement de vos cellules. En résumé et pour être bref, vous pouvez arriver à guérir votre corps.
Vous voyez que, en définitive, c'était tout de même une bonne chose de reprendre le sujet, et que ça se justifiait parfaitement. D'après les retours que j'en ai, le public ne s'y est pas trompé et se montre fort satisfait.

2.Pouvez-vous en quelques mots nous expliquer ce qu’est l’analyse et réinformation cellulaire ? A qui s’adresse-t-elle ?


ML : Vous expliquer en quelques mots ce qu'est l'Analyse et Réinformation Cellulaire ? Vous avez le sens de l'humour et je vous en félicite, c'est devenu rare à une époque où nous sommes dirigés par des incultes. Mais il ne faut pas rêver : il me faut au minimum deux heures de conférence pour en expliquer les bases à des spécialistes à l'esprit déjà préparé. Ceci nécessite en plus des tas de dessins, de diagrammes, et encore, tant qu'ils n'ont pas vu ce que ça donne en pratique, ils peuvent faire des confusions.
Alors, en quelques mots, vous oubliez. Au demeurant, puis-je me permettre de vous faire remarquer que nous sommes en train de parler d'un livre où toutes les explications sont données ? Achetez-le plutôt, ça fera plaisir à mon éditeur !
Bien, reprenons notre sérieux : nous résumerons de manière très globale en disant qu'il s'agit d'une méthode de détection et de lecture des émissions d'énergie qui accompagnent tout dysfonctionnement psychique ou organique. Les investigations se font à partir des symptômes les plus actuels, les plus en surface et apparents en plongeant peu à peu vers leurs causes directes, puis la cause de la cause, puis la cause de la cause de la cause... Jusqu'à l'information qui les relie toutes et nous décrit très exactement comment ça a commencé, qu'est-ce qui a transformé un individu en principe sain, harmonieux et équilibré en un être déstabilisé évoluant à terme vers la maladie.
Il convient de l'en informer, en remettant à sa conscience des informations souvent enfouies au fond de nos inconscients, en sachant lui expliquer qu'il ne peut que s'en tirer très honorablement s'il participe bien au travail de réinformation c'est-à-dire de correction. Cerise sur le gâteau : non seulement nous avons la possibilité d'indiquer quelle est la meilleure thérapie convenant à ce moment-là précis à cette personne, mais la technique d'Analyse et Réinformation Cellulaire en elle-même comporte une correction énergétique efficace et instantanée.
Voilà pour les « quelques mots », désolé pour l'explication, mais je répète : achetez … et si mes cellules savaient apprendre ?, vous n'êtes pas obligés mais j'insiste, et, si vous ne pouvez pas l'acheter, pour ne pas avoir à le voler demandez à votre bibliothèque municipale de le mettre dans ses rayons. Le premier aussi, bien entendu, et si les détails d’une évolution vous intéressent.
Votre deuxième question est bien plus intéressante mais va paradoxalement faire l'objet d'une réponse bien plus brève : cette technique s'adresse à tous. Et ceci, pour une raison bien claire : vous ne pouvez même pas imaginer le nombre de gens qui se présentent avec des symptômes physiques parfois gravissimes qui ne sont que le résultat final de la longue évolution d'un traumatisme purement psychique, et, à l'inverse, tout aussi nombreux sont ceux que l'on soigne depuis de nombreuses années sur le plan psychologique alors que le point de départ est un traumatisme physique. Je n'entrerai pas dans les détails, ils sont dans le livre.
Si je prends cette dernière question au second degré, je peux fort bien imaginer que vous demandez à quel type de praticiens de santé s'adresse l'Analyse et Réinformation Cellulaire. Même réponse : à tous. Je n'aurai certainement pas le culot de prétendre qu'elle peut remplacer la médecine, ni la psychanalyse, ni la psychothérapie, ni l'ostéopathie, ni rien au demeurant. C'est un outil qui peut permettre à tous les praticiens d'aller au fond des choses et de travailler beaucoup plus vite et efficacement car le travail se fait précisément au niveau de la cause profonde.


3.Comment se passent un traitement ou une thérapie utilisant l’analyse et réinformation cellulaire ?


ML : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question. Il faut le voir, y passer soi-même, toute description verbale ne saurait être autre chose qu'incompréhensible.
Sur le site www.arc-energie.com sont listés les thérapeutes qualifiés dans l’utilisation de cette technique auxquels on peut s’adresser. Il est possible de bénéficier d’un suivi par les thérapeutes en formation durant les cours de formation avancée, à titre d’invité aux travaux pratiques – ITP dans notre jargon -, ou d’assister à des ateliers pratiques qui peuvent être proposés avec des conférences. Il suffit de consulter le planning et les News sur le site arc-energie.


4.Dans votre livre vous évoquez les batailles que se livrent les différents types de médecines, au détriment des patients… On peut constater en France un retard important dans le développement des approches complémentaires, comparé à nos voisins européens. Pensez-vous que la situation puisse s’améliorer .


ML : Ça, c'est un peu comme le réchauffement climatique ou la politique qui protège la pollution et tue la planète comme elle tue les abeilles : tout le monde en parle et le déplore mais personne ne veut s'attaquer aux vraies solutions.
Si la France n'était en retard que dans ce domaine-là... J'ai dit quelque part, je crois, que si une catastrophe mondiale survient, je conseille à tout le monde de se réfugier en France car nous avons vingt ans de retard dans tous les domaines, ça nous laisse le temps de nous organiser pour survivre.
En fait, pour que cela s'améliore, il faudrait déjà que chacun oublie un peu ses intérêts particuliers pour considérer l'intérêt commun. Belle utopie à mon sens. J'ai bien peur que la nature humaine ne soit fondamentalement égoïste et égocentrique.
Je dirai d'abord que déstabiliser un patient dans la confiance qu'il a en un autre praticien est un manque fondamental d'éthique. Ça s'appelle du pouvoir et de l'envie du fromage de l'autre, et ça ressort d'une chose encore plus grave qui est la fermeture d'esprit. Plus grave parce que la méchanceté a des limites tandis que la bêtise n'en a pas. Je dis et soutiendrai toujours que tous les types de médecines ont leur raison d'être et se doivent de se compléter les unes les autres. Si je ne réussis pas à soigner mon patient et qu'un autre y arrive en tapant sur un tambour chamanique, j'écrase, je m'incline, j'applaudis et je suis tout content pour le patient. Et, en plus, j'apprendrai peut-être quelque chose. Cela seul compte.
Mais laissons ce sujet, on pourrait écrire des volumes entiers dessus, et j'ai le plaisir de vous annoncer mon dernier ouvrage qui vient de paraître aux éditions Guy Trédaniel qui en traite précisément. Mais ne vous attendez pas à un discours technique, vous risquez d'avoir des surprises, c'est en complète rupture de style et de sujet avec ce que vous avez pu lire.
Et, justement, puisque nous parlons de cet ouvrage : il s’intitule Profession : Charlatan. Gare au gourou qui fait gourer ! et votre question sur le retard du développement des médecines complémentaires en France et de savoir si cela peut s'améliorer tombe à pic.
Force est de constater qu’on est en train de nous pasteuriser la planète. J'ai été obligé, transdisciplinarité oblige, à étendre mes connaissances dans un domaine qui au départ n'était pas du tout ma tasse de thé, l'écologie. Car je me suis aperçu au cours de ma pratique que la finesse d'investigation et la puissance technique, si pointues qu'elles soient, butaient contre un mur infranchissable : l'interaction entre le sujet et l'environnement. J'ai donc dû m'intéresser d'assez près à la géobiologie sous toutes ses formes et réactiver les notions d'écologie que j'avais étudiées en faculté des sciences. Et là, je dois avouer que j'ai eu le frisson de la peur.
Je ne vais rien vous apprendre à ce propos, il existe suffisamment de gens courageux et conscients qui écrivent, sur ces sujets sensibles, des pages entières de signaux d'alarme que peu de gens lisent, dont beaucoup rigolent avant de retourner faire fumer leur bagnole dans les embouteillages et avaler les platitudes, pas si innocentes que ça, de leur boîte à c… - pardon, de leur télé.
Je ne pense pas que j'écrirai un jour sur l'écologie. Chacun son métier. Par contre, dans le domaine qui est le mien, je vous fais partager la question suivante : je m'échine pendant une série de consultations à remettre sur pied un être qui souffre profondément d'un cheminement de plus en plus pathologique, dont nous pouvons détecter tous les éléments et enchaînements. Et ça ne marche pas, pourquoi ? Oh, pour une raison bien simple : dans tout ensemble pathologique existe une clé qui verrouille l'ensemble. Je compare cela à une image très terre-à-terre : votre voiture fonctionne parfaitement, sort du garage où elle a subi la grande révision, le plein est fait, et elle ne démarre pas parce qu'il y a un code de sécurité que vous avez négligé de taper sur le boîtier. Sur la « machine » humaine, c'est pareil. Supposons que le « verrou » qui bloque l'ensemble soit tout simplement l'environnement sinistre dans lequel vit la personne. Vous aurez très bien travaillé, mis en jeu toute votre technique la plus pointue, et ce patient retourne s'immerger, sans espoir ou idée d'en changer, dans son décor-verrou. Je vous laisse imaginer le résultat final.
L'environnement peut aussi être interne. Je ne compte plus les cas où un travail de fond bien mené a été au minimum gêné, quand il n'était pas purement et simplement contré, par l'adjonction d'une chimie absolument pas nécessaire, et pas forcément médicamenteuse au demeurant, parfois alimentaire. Car nous ingérons, inhalons, respirons des saloperies à chaque instant.
Si je devais hurler sur tous les sujets qui se rapportent à cet état de fait, je produirais en poids et en volume l'équivalent des œuvres complètes de Jules Verne, Alexandre Dumas et Zola réunis. Et je le trouverais certainement aussi fastidieux que vous. Je vais plutôt essayer de faire une synthèse globale du contexte dans lequel nous vivons.
La vie est une alchimie. Rien à voir, je vous l'assure, avec des techniques chimiques secrètes dans un contexte mystico-gélatineux d'allure mystérieuse aboutissant à la transformation du plomb en or. Mais bien plutôt, d'après l'étymologie probable de ce mot, la « chimie de El » qui consiste à développer progressivement tout l'extraordinaire potentiel que nous possédons en nous, par étapes successives de prises de conscience du corps et de l'esprit en harmonie avec l'environnement. L’Or alchimique n'est, selon les Anciens, que le symbole apollinien de la Guérison au sens bien précis d'un esprit sain dans un corps sain évoluant dans un environnement sain. Permettez-moi de vous préciser que nous en sommes actuellement bien loin.
Mais allez donc faire comprendre ceci à une population humaine pléthorique courant à toute force derrière des plaisirs faciles quitte à en mourir ensuite. Et qui, de surcroît, a complètement oublié que le corps et l'esprit ne sont qu'une seule et même chose, ce qui aboutit à la séparation en deux catégories distinctes : les matérialistes qui ne pensent qu'à chouchouter leur corps avec des objets matériels, et toujours davantage au mépris du développement personnel, les spiritualistes qui affectent de mépriser tout cela mais sont bourrés de jugements de valeur vis-à-vis de ceux qui n'ont pas leur spiritualité à l'identique.
Et puis il y a une minorité qui tire parti de la situation. Ils ont oublié volontairement le préfixe « El » ou « Al », qui signifie « Dieu » dans le sens de « notre volonté d'évoluer vers notre sommet », pour ne garder que la chimie. C'est elle qui dirige le monde et paye qui il faut pour assurer son triomphe avec l'obligation pour tout citoyen de se gaver de toutes les manières possibles de ces produits de synthèse, que le corps ne peut pas reconnaître car ils ne font pas partie de son évolution naturelle. Ce qui entraîne son lent et insidieux empoisonnement. Et ils se sont débrouillés pour rendre obligatoire par la loi l'absorption de leurs cochonneries. Pour permettre aux assujettis de continuer à rouler dans le phallus de substitution qu'est la voiture, les chimistes se sont mis à l'agriculture pour produire des biocarburants qui ne peuvent être obtenus qu'en traitant les plantes oléagineuses à grands coups de pesticides neurotoxiques. En même temps, ils sont en train de se débrouiller pour que nous soyons obligés de leur acheter la moindre semence afin de nous tenir également par l'alimentation. À arroser, bien entendu, avec des pesticides. Les composés chimiques pénètrent maintenant jusqu'au coeur de notre planète qui, à brève échéance, va nous les restituer jusque dans l'eau de boisson.
La révision va être déchirante, et j'ai bien peur qu'elle ne constitue une solution radicale à la surpopulation mondiale. Mais cela, ils s'en foutent comme de l'an quarante. Ne compte pour eux que le pouvoir absolu, la puissance, le profit et l'assujettissement du consommateur à leur volonté. Avec comme unique philosophie « après moi le Déluge ».
La seule question que je me pose encore devant ce comportement de psychotiques profonds est : qui peut bien être derrière eux ?
Vous vous demandez sans doute pourquoi j'ai l'air de dériver sur ce sujet global ? Tout simplement parce que je suis sûr et certain qu'au départ, tous, je dis bien tous les composés chimiques, depuis les pesticides, les engrais, les psychotropes et les antibiotiques sont nés dans la même cuve. Leur séparation en catégories n'est qu'une question de traitement ultérieur, de dénomination quant au but et de cloisonnement des laboratoires en entités distinctes, mais le but est le même et je suis persuadé que si on voulait réellement enquêter au fond des choses l'on s'apercevrait qu'au sommet les dirigeants sont les mêmes.
Quand un remède chimique produit, à cause de ses effets secondaires, un immense scandale parce qu'il y a trop de morts pour qu'on puisse le cacher, l'affaire est cependant vite étouffée et un nouveau produit pas forcément plus anodin fera son apparition. Mais pratiquez une médecine douce, refusez la chimie et loupez votre coup, votre vie et votre curriculum ressembleront à brève échéance à une pissotière en démolition.
Perdez vos illusions. Vous dites que la France accuse un retard important dans le développement des médecines complémentaires par rapport aux autres pays. C'est bien vrai, et c'est dû à l'ancienneté de l'arrosage, c'est le seul domaine où notre triste pays ait pris une avance considérable. Mais savez-vous que dans les pays où ces pratiques complémentaires connaissent un grand succès et une reconnaissance officielle, certains praticiens commencent à avoir de gros ennuis ? Qu'il commence à y avoir certaines restrictions ? Informez-vous, vous verrez. L'arrosage s'étend au prorata des profits.
Alors, vous espérez toujours l'amélioration ? Il faudrait tout d'abord que les chimistes n'aient plus les fonds pour arroser les décisionnaires et autres législateurs, ou tout au moins leurs conseillers. Permettez-moi d'être réaliste : ce n'est pas demain la veille.

Michel Larroche
Hernan, le 4 décembre 2008

Les ouvrages de Michel LARROCHE aux Editions Guy Tredaniel

MES CELLULES SE SOUVIENNENT

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...Et si mes cellules savaient apprendre ?

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